Waiting for the monument parade

 

 

 (...) A series of free-standing structures whose shapes and jarring materials will disrupt the symmetry and aesthetics of the space. Informed by Robert Morris’ felt-sculptures, ritual objects will cultivate a state of uncertainty and randomness in a very ordered environment. Yet, in their ambiguous forms and latent performativity, these objects expose a set of unforeseen possibilities.  Anca Rujoiu and Manuela Schlumpf.

Si dans son travail Davide Cascio fait souvent référence aux utopies urbanistiques du XXe siècle, aux théories sociales et architecturales modernistes, son intérêt se porte autant sur les formulations les plussavantes et spéculatives, autant sur celles plus proches de la culture populaire imprégnée d’un ensemble de croyances, coutumes et rituels. Les références érudites à l’utopie individuelle de Yona Friedman plutôt qu’à l’esthétique vivante de L’Esprit Nouveau côtoient ainsi les références qui se réclament d’une iconographie décidemment plus populaire comme celle véhiculée par les revues de mode ou celle qui se dégage de ces masques qui renvoient aux traditions rurales et artisanales qu’on retrouve dans les salles d’un quelconque Volksmuseum.
On pourrait déceler dans cette approche une tentative d’appréhender l’histoire suivant une lecture stratifié et non linéaire, une histoire qui se lit non seulement dans les récits institutionnels et dans les représentations officielles de la culture dominante, mais également à travers d’innombrables micro-histoires qui racontent les vicissitudes d’individus singuliers, les récits des cultures populaires et plus périphériques. C’est peut être dans ce sens qu’il faut entendre les mots d’Arturo Bandini qui accompagnent Anti-Monument :
“the girl left, I loved her and she hated me, and this is my story. Ask the dust on the road. Ask old Junipero Serra on the Plaza, where his monument is, still lined with the marks I made lighting matches for the cigarettes I smoked and humanity which I have seen pass by”.
Faisant allusion au langage formel du minimalisme, l’installation se présente comme une structure dont la performativité latente évoque la présence d’un objet rituel d’origine et fonction indéterminées. Le spectateur participe ainsi d’un travail pour ainsi dire suspendu, confronté à des objets d’utilité et de provenance incertaines, à des restes d’une performance passée ou à venir qui le laissent dans un état transitoire et ambiguë d’où émerge l’idée d’un potentiel prêt à s’actualiser à travers des lectures plurielles et inédites.
Patrick Gosatti, La jeunesse est un art, Jubiläum Manor Kunstpreis 2012, Aargauer Kunsthaus, Edizioni Periferia.

Brouillon
2010
Musée de la danse, Renne
Le Pavillon, Laboratoire de Création du Palais de Tokyo, Paris
Curated by Boris Charmatz
with: Andrea Acosta, Patrick Bock, Ramiro Guerreiro, Anthony Lanzenberg, Jorge Pedro Nùnez,
Samir Ramdani. Florence Ostende, Haizea Bacenilla Garcia.

States of Matter  
2011
Swiss Church, London
With Ilona Sagar
curated by Anca Rujoiu and Manuela Schlumpf

La jeunesse est un art, Jubiläum Manor Kunstpreis
2012
Aargauer Kunsthaus, Aarau
Curated by Alexandra Blättler, Marco Costantini, Fredi Fischli, Patrick Gossati, Madeleine Schuppli, Marianne Wagner, Véronique Yersin.
With:
Omar Alessandro, Omar Ba, Alexandra Bachzetsis, Nino Baumgartner, Seline Baumgartner, Vanessa Billy, Beni Bischof, Pauline Boudry / Renate Lorenz, Manuel Burgener, Stefan Burger, Valentin Carron, Davide Cascio, Claudia Comte, Stéphane Dafflon, Philippe Decrauzat, Emilie Ding, Latifa Echakhch, Saskia Edens, Athene Galiciadis, Florian Germann, Aloïs Godinat, Christian Gonzenbach, Goran Galić / Gian-Reto Gredig, Raphael Hefti, Thomas Julier, Esther Kempf, Laurent Kropf, Fabian Marti, Luc Mattenberger, Adrien Missika, Kaspar Müller, Damián Navarro, Taiyo Onorato / Nico Krebs, Uriel Orlow, Sandrine Pelletier, Mai-Thu Perret, Guillaume Pilet, Annaïk Lou Pitteloud, Marta Riniker Radich, Anne Rochat, Ana Roldán, Kilian Rüthemann, Vanessa Safavi, Denis Savary, Pascal Schwaighofer, Shirana Shahbazi.


Waiting for the monument parade
2010-2012
Wood, MDF, steel, textiles,
collage on paper on MDF, Fabrics mask
Variable dimensions

Anti-monument
2010
Wood, MDF, steel, textiles
86 x 86 x 366 cm

untitled (six legs flag)
2011
Wood, textiles
160 x 366 cm

untitled (inverted flag)
2011
Wood, textiles
180 x 366 cm

Untitled mask (1-3)
2012
fabrics mask, wood, MDF
140 x 56 x 56 cm


Waiting for the anti-monument parade 2010 (pdf)
A site specific story for an anti-monument 2011 (pdf)
Junipero Serra 2012 (pdf)